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En bref : • Un juge californien a conclu que Tesla a fait du marketing trompeur concernant son "Full Self-Driving", avec menace de suspension de licence pendant 30 jours. • Tesla dispose de 60 jours pour modifier ses pratiques marketing avant l'application de la suspension proposée par le DMV. • Depuis 2016, la terminologie "Full Self-Driving" est critiquée car elle suggère une autonomie totale des véhicules, alors qu'ils ne sont qu'au niveau 2 d'assistance à la conduite. • L'enquête a révélé que Tesla tenait des discours différents au public et aux autorités concernant les capacités réelles de ses systèmes. • Le tribunal exige que Tesla cesse d'utiliser des termes suggérant l'autonomie complète dans l'ensemble de son matériel marketing. |
Figurez-vous que Tesla se trouve dans une situation épineuse en Californie. Un juge a estimé que leur marketing autour du Full Self-Driving était trompeur. Que va donc faire Tesla maintenant ? Lire la suite…

Sommaire
Le verdict californien : Tesla a-t-il menti ?
Un juge californien a conclu que Tesla s’était livré à un marketing trompeur en ce qui concerne son système de « conduite autonome complète« . La suggestion de suspendre la licence de vente et de production pour 30 jours en est la conséquence directe.
Cependant, le DMV de Californie a donné à Tesla 60 jours pour modifier ses pratiques marketing avant l’entrée en vigueur de la suspension.
Depuis combien de temps ça dure ?
Depuis 2016, Tesla propose son logiciel d’assistance à la conduite dit de niveau 2, le « Full Self-Driving », sans que ses voitures ne soient réellement autonomes.
Ce nom a souvent été critiqué et a alimenté les débats, d’autant plus que les prédictions régulières de Tesla concernant l’autonomie totale n’ont jamais été réalisées.
Enquête et surprise législative
En 2021, le DMV a ouvert une enquête sur les affirmations marketing de Tesla. Il s’est avéré que la marque disait des choses différentes au public et au DMV.
En 2022, une demande d’explication a été envoyée à Tesla concernant les perceptions incorrectes créées autour de ses systèmes. Réponse de Tesla ? Elle argue qu’il est permis de mentir car ils le faisaient depuis longtemps. Argument peu convaincant pour les tribunaux !
Les termes qui fâchent
Les termes « Autopilot » et « Full Self-Driving » ont été au cœur de cette affaire. « Autopilot » pourrait induire en erreur les consommateurs, même si le tribunal n’a pas trouvé ces termes complètement faux. Par contre, « Full Self-Driving » a été jugé entièrement trompeur.
Impact potentiel pour Tesla
Le tribunal a proposé une suspension de la licence de Tesla pour 30 jours, ce que la société a qualifié de « draconien ». Sans une telle sanction, rien n’assure que Tesla arrêtera ses pratiques trompeuses.
Pour éviter cela, Tesla doit cesser d’utiliser des termes qui suggèrent que ses voitures sont autonomes, et cela inclut une révision complète de son matériel marketing.
La Californie met Tesla face à ses responsabilités. Cette affaire pourrait-elle être un tournant pour la conduite autonome ? Restons attentifs, l’avenir nous le dira.

Je m’appelle Julien Ducret et je vis à Paris. Tesla, c’est mon obsession. J’ai toujours aimé l’électrique, mais tu sais quoi ? Voir une Model S traverser la campagne au lever du soleil, ça m’a donné envie d’écrire sur cette révolution qui roule vite !
