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En bref : • La Mairie de Paris a le pouvoir légal de réduire la vitesse du périphérique de 70 à 50 km/h, pouvoir reconnu même par le préfet de police. • La création d'une voie de covoiturage reste sous l'autorité de la Préfecture, illustrant la gouvernance partagée complexe de cette infrastructure. • Au-delà de ces mesures, la mairie envisage d'autres transformations ambitieuses comme une piste cyclable sur le périphérique. • Les débats sur l'efficacité écologique des mesures se poursuivent, tandis que les besoins quotidiens des usagers (artisans, banlieusards) restent une préoccupation centrale. |
Figure-vous que le périphérique parisien fait l’objet d’une véritable partie d’échecs entre Anne Hidalgo et l’État. Après les JO, la maire a confirmé vouloir réduire la vitesse à 50 km/h et créer une voie d’autopartage. Mais qui peut vraiment imposer quoi dans ce dossier épineux ? C’est là que ça devient intéressant… La transformation du périph n’est pas qu’une question de circulation.
Sommaire
Qui décide quoi sur l’anneau routier de la capitale ?
Ah, le périphérique parisien ! Ce ruban d’asphalte qui ceinture notre capitale fait parler de lui, et pas qu’un peu. Vous savez comment c’est : dès qu’on touche à la voiture à Paris, ça fait des étincelles.
La Mairie a le pouvoir de réduire la vitesse, c’est la loi
Commençons par le commencement. Oui, Anne Hidalgo peut bel et bien décider de faire passer la vitesse maximale de 70 à 50 km/h sur le périph. Et ce n’est pas moi qui le dis, c’est la loi ! Depuis 2017, les municipalités ont gagné en prérogatives concernant la circulation urbaine.
David Belliard, l’adjoint aux transports, l’a rappelé sans détour : la maire dispose de ce pouvoir pour des raisons de santé publique et de sécurité. Et tenez-vous bien, même Laurent Nunez, le préfet de police de Paris, a reconnu ce droit à la municipalité. Quand les deux camps sont d’accord sur un point juridique, c’est qu’il doit être solide, non ?
Pour les automobilistes qui râlent déjà, rappelons que le périph est limité à 70 km/h depuis 2014 (avant, c’était 80). Et franchement, aux heures de pointe, atteindre les 50 km/h relève déjà du miracle…
La voie de covoiturage : ici, c’est la Préfecture qui commande
Mais voilà où ça se complique. Pour ce qui est de créer une voie réservée au covoiturage, là, notre chère maire ne peut pas faire cavalier seul. Cette décision appartient à la préfecture, qui reste seule compétente pour la catégorisation des voies sur cette infrastructure.
C’est un peu comme si vous vouliez réaménager votre appartement : les murs porteurs, on n’y touche pas sans autorisation. Eh bien pour le périph, c’est pareil – certaines modifications nécessitent l’aval de l’État.
| Projet | Décideur final | État actuel |
|---|---|---|
| Limitation à 50 km/h | Mairie de Paris | En attente d’application |
| Voie de covoiturage | Préfecture de Paris | En discussion |
| Piste cyclable | Décision partagée | Projet à long terme |
Des ambitions qui vont au-delà de la simple limitation de vitesse
Vous pensez que la mairie s’arrêtera là ? Que nenni ! Dans les cartons, on trouve d’autres idées qui font frémir certains conducteurs : réduction générale du flux de véhicules, et – accrochez-vous bien – l’hypothèse d’une piste cyclable sur le périph. Oui, vous avez bien lu.
Je me souviens encore de la première fois qu’on a parlé de pistes cyclables sur les grands boulevards parisiens. Beaucoup criaient à la folie. Aujourd’hui, c’est devenu banal. Le périph suivra-t-il le même chemin ? L’Histoire nous le dira.
Une gouvernance partagée qui complique les choses
Depuis 2020, le périphérique est soumis à une gouvernance partagée, ce qui ne simplifie pas les prises de décision. C’est un peu comme ces collocations où il faut l’accord de tout le monde pour changer la couleur du salon. Sauf qu’ici, on parle d’une infrastructure empruntée par plus de 1,1 million de véhicules chaque jour.
Le ballet institutionnel entre la Ville et l’État ressemble parfois à une partie de ping-pong où la balle est le périphérique, et les raquettes sont les compétences légales de chacun. Fascinant, n’est-ce pas ?
Et au milieu de tout ça… les usagers
Bon, soyons honnêtes, cette bataille de compétences entre institutions, c’est bien joli, mais ce sont les usagers quotidiens qui vivent les conséquences de ces décisions. Banlieusards contraints de prendre leur voiture, livreurs, artisans… Pour beaucoup, le périph n’est pas un choix mais une nécessité.
J’ai discuté avec Michel, artisan plombier à Montreuil qui emprunte le périph tous les jours : « 50 km/h ou 70 km/h, franchement, aux heures où je roule, ça ne changera pas grand-chose. Ce qui m’inquiète, c’est si on réduit encore le nombre de voies. »
Entre les attentes écologiques légitimes et les besoins pratiques des professionnels, la quadrature du cercle n’est pas simple. D’autant que le périphérique, c’est aussi la frontière symbolique entre Paris et sa banlieue, une cicatrice urbaine chargée d’histoire et de symbolique sociale.
La question qui fâche : est-ce vraiment efficace ?
Réduire la vitesse diminuera-t-il réellement la pollution ? Certains experts affirment que rouler à 50 km/h en troisième plutôt qu’à 70 km/h en cinquième consomme plus de carburant. D’autres rétorquent que la fluidification du trafic compensera largement.
Quant à la voie de covoiturage, l’expérience d’autres métropoles montre des résultats mitigés. Elle peut être efficace si elle s’accompagne d’applications de mise en relation performantes et d’aires de prise en charge bien pensées.
La vérité ? On ne saura qu’en testant. Comme toujours avec les grandes transformations urbaines, c’est l’usage qui validera ou non les théories.
Le mot de la fin
Le périphérique parisien, cette ceinture grise qui a tant façonné notre rapport à la capitale, est en pleine mutation. Entre vitesse réduite et nouvelles voies partagées, c’est tout un symbole qui se transforme sous nos yeux.
Vous souvenez-vous du temps où l’on fumait dans les cafés ? Ça semblait impossible d’interdire ça. Et pourtant… Les villes évoluent, nos habitudes aussi. Alors, sommes-nous en train d’assister aux derniers jours du périph tel que nous l’avons connu ? Et vous, comment imaginez-vous cette frontière urbaine dans dix ans ?

Je m’appelle Julien Ducret et je vis à Paris. Tesla, c’est mon obsession. J’ai toujours aimé l’électrique, mais tu sais quoi ? Voir une Model S traverser la campagne au lever du soleil, ça m’a donné envie d’écrire sur cette révolution qui roule vite !
