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En bref : • La stratégie de conduite autonome de Tesla basée uniquement sur la vision est critiquée par John Krafcik, ex-PDG de Waymo, qui considère le LiDAR et le radar comme essentiels à la sécurité. • Les caméras de Tesla offriraient une résolution équivalente à une vision humaine médiocre (20/60), insuffisante pour une autonomie complète. • Le service Robotaxi de Tesla continue d'utiliser des conducteurs de sécurité malgré les promesses répétées de s'en affranchir. • Sans LiDAR ni radar, les véhicules Tesla seraient handicapés dans des conditions difficiles (éblouissement, pluie), aucun logiciel ne pouvant compenser ces limites matérielles. |
Tesla et l’autonomie : le pari risqué de la vision seule
John Krafcik, ancien PDG de Waymo, ne ménage pas ses critiques envers la stratégie de conduite autonome de Tesla. Il s’attaque notamment à la fameuse approche reposant uniquement sur la vision. N’est-il pas en train de mettre le doigt sur quelque chose d’essentiel ?
Les limites de la vision
Si vous suivez un peu le débat sur la conduite autonome, vous avez dû entendre parler de ce bras de fer : Elon Musk soutient que, comme les humains, les voitures devraient se contenter de caméras et de réseaux neuraux. À l’inverse, Krafcik et la majorité du secteur estiment vital de s’appuyer sur le LiDAR et le radar pour garantir la sécurité.
« La vision humaine est bien plus performante que celle d’une voiture équipée de sept caméras de 5 mégapixels. La dispersion de la résolution réduit considérablement l’efficacité réelle, la rendant équivalente à un mauvais 20/60. »
Krafcik explique que le retrait des capteurs radar et ultrasoniques a menotté le potentiel d’IA de Tesla. Sans ces outils, le système manque la précision nécessaire pour rivaliser avec des concurrents comme Waymo.
Des expériences parlantes
Souvenez-vous en 2025, quand Krafcik avait prédit que Tesla « simulerait » le lancement de son Robotaxi. Eh bien, il avait raison : lors de ses débuts à Austin, le projet reposait encore largement sur des contrôleurs à distance et des conducteurs de sécurité. Comme quoi… il voyait juste.
Malgré les promesses répétées d’éliminer ces conducteurs, Elon Musk a repoussé ce changement encore et encore. Jusqu’à aujourd’hui, ces superviseurs sont toujours là, ce qui reste prudent vu le taux d’accidents.
Krafcik : l’alarme du matériel
Krafcik souligne que l’absence de capteurs adéquats, comme le LiDAR pour la profondeur ou le radar pour la vitesse, complique la gestion des cas critiques, tels que le soleil éblouissant ou la pluie battante. Une voiture fusionnant ces données ne ferait qu’une bouchée de ces défis.
« Ce genre de voiture, à vision limitée, devrait avoir des lunettes ! Elle opère sur des cycles de données très limités. »
L’éternel débat : physique contre logiciel
C’est ici que tout se joue. Elon Musk pense pouvoir compenser les limites matérielles par un traitement massif des données vidéo. Toutefois, Krafcik rétorque qu’aucun logiciel ne corrigera une caméra gênée par des conditions difficiles. Peut-on vraiment en douter après ses prédictions avérées ?

Je m’appelle Julien Ducret et je vis à Paris. Tesla, c’est mon obsession. J’ai toujours aimé l’électrique, mais tu sais quoi ? Voir une Model S traverser la campagne au lever du soleil, ça m’a donné envie d’écrire sur cette révolution qui roule vite !
